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La
date retenue pour le graphique est celle des acceptations
des permis de construire : l'occupation du bâtiment
intervient entre 6 mois à 2 ans après l'acceptation
d'un permis de construire.

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Historique
Sardieu, après la saignée de la Grande Guerre (1914-1918)
: 29 morts sur une population de 710 habitants (recensement
de 1911) était dans un contexte d'une économie agricole encore
très traditionnelle (polyculture avec élevage laitier) avec
de petites exploitations, hormis dans la Plaine où elles ne
dépassaient pas les 20 ha. L'exode rural continuait. La commune
n'a connu que trois constructions de maisons d'habitation
au village entre les deux guerres mondiales. Le bâti agricole
est resté "en l'état". Le dernier nouveau bâtiment agricole,
dans les années cinquante, fut construit à Poinponnier et
… en pisé. Ce fut la dernière construction en pisé à Sardieu.
A
la fin des années cinquante et dans les années soixante, la
direction départementale de l'agriculture (DDA) promouvait
une amélioration de l'accueil des élevages bovins et favorisait
l'amélioration des étables avec la création de fosses à purin
et d'aires de stockage du fumier. En contre partie de cette
attention au "confort" des bovins, la DDA a favorisé l'amélioration
de l'habitat des agriculteurs : accès à l'eau courante (le
château d'eau du village avait été inauguré en 1954), sanitaires
et W.C. intérieurs, ouverture de grandes fenêtres pour les
pièces des rèz de chaussée. Cette politique transforma, peu
à peu, l'habitat des agriculteurs de Sardieu.
Ces dernières décennies
Dans
les années Soixante et au début des années Soixante-dix (jusqu'en
1976), seize maisons nouvelles ont été alors construites pour
des habitants de la commune, au village, à Poinponnier et
dans La Plaine.
Pour
ce qui est de La Plaine, seuls les agriculteurs domiciliés
dans La Plaine ont obtenu des permis de construire à proximité
de leur exploitation (7 constructions). Le premier lotissement,
celui de Perroche, dans l'espace du village, date des années
1970/1971 avec huit maisons. Le second lotissement, celui
des Ligodières (six maisons), très excentré par rapport au
village, date des années 1975/1978.
Depuis
les années Soixante-dix, les permis de construire pour des
améliorations et extensions de l'habitat existant se sont
maintenus, mais avec une baisse d'intensité à partir de 1986.
Cependant, depuis l'an dernier, il y a une reprise de ce type
de permis de construire : il s'agit d'opérations de viabilisation
sur du bâti ancien pour des appartements à vendre ou à louer
(17 appartements en 2006).
Pour
ce qui est des maisons individuelles, un pic a été atteint
dans les cinq années 1992/1996 avec 30 constructions nouvelles
(voir graphique). Les lotissements étaient marginaux dans
le paysage (Perroche, Ligodières). Ils sont très visibles
désormais : La Châtaigneraie 1 et 2, à la sortie du village
en direction de Marcilloles (11 logements), Plein Village
(5 villas), Les Aubépines (5 logements). Le Clos des Platanes,
sur la place du village (8 appartements locatifs, 8 villas)
comme le Clos des Vignes (17 villas, plus un bâtiment avec
4 appartements locatifs) sont en cours d'achèvement, tout
comme un petit lotissement à la place de l'ancienne usine
de Poinponnier (3 maisons pour 4 logements). Deux autres "mini"
lotissements, chacun de 3 maisons ont été réalisés au Videau
et sont habités : en face de "la Mare" et dans la partie terminale
du chemin du Videau.
Un
lotissement est programmé dans le quartier de La Perroche
("L'Orée du Parc") qui prévoit 27 villas, plus 1 bâtiment
avec 4 logements locatifs.
Densification
plutôt qu'extension
(voir cartes)
Si
l'on regarde l'évolution du village et du hameau de Poinponnier,
il apparaît que la construction de maisons individuelles ou
de lotissements, ces dernières années, n'ont pas entraîné
de grands débordements au-delà des limites (dernière maison
en pisé) du village et de Poinponnier :
- Poinponnier
: Vie de Chatenay et vers Marcilloles : pas de constructions
nouvelles au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
- Poinponnier
: vers La Côte St André : 3 villas au-delà du dernier bâtiment
en pisé ;
- Poinponnier
: vers St Siméon de Bressieux : 4 villas au-delà du dernier
bâtiment en pisé ;
- Village
: vers Marcilloles et vers Penol : pas de constructions
nouvelles au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
-
Village : vers Balbins : une maison nouvelle au-delà du
dernier bâtiment en pisé ;
- Village
: vers La Côte St André : 5 maisons nouvelles (plus une
villa programmée) au-delà du dernier bâtiment en pisé.


Dans
la Plaine, outre les rénovations des anciennes fermes, sept
maisons nouvelles ont été construites par les exploitants
agricoles, sans qu'il y ait un "mitage" de l'espace (multiplication
de maisons éparses dans les champs). Une huitième villa est
prévue.
Ainsi,
Sardieu connaît une densification de son espace "Village"
et secondairement du hameau de Poinponnier. L'extension hors
des limites anciennes du bâti est très limitée et est, en
regard de certains villages voisins, bien maîtrisée. Les raccordements
aux réseaux électriques, eaux, eaux usées en sont facilités,
même s'il faut renforcer ici ou là les transformateurs électriques.
Pour
répondre à l'attrait de Sardieu (coût du m2 constructible,
proximité de bassins d'emploi), il reste quelques parcelles
dans le cadre de l'actuel "Plan d'Occupation des Sols (POS)"
(2) dans le village et à Poinponnier comme terrains à bâtir.
Mais l'espace disponible se réduit.
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Seules les piscines enterrées font l'objet d'un permis de
construire. Sardieu compte 16 piscines de ce type. Elles apparaissent
dans la décennie 1990 et se multiplient dans les dernières
années. Les piscines "hors sol" (non enterrées) ne font pas
l'objet d'un permis de construire. Leur nombre ne peut être
estimé. Mais il semble dépasser la dizaine.
(1)
Définition de lotissement : le terme désigne, selon le
Petit Larousse, le morcellement d'une propriété foncière par
lots, en vue de construire des habitations, mais aussi, le
résultat : l'ensemble des maisons construites dans ce cadre.
Le " lotisseur " dépose un permis de lotir en mairie. S'il
l'obtient, il prend en charge la voirie et les réseaux propres
au lotissement et procède au découpage des parcelles ensuite
revendues. Il n'est pas, le plus souvent, le maître d'œuvre
des bâtiments ensuite construits.
(2)
Définition de plan d'occupation des sols ou "POS" : Définition
du Petit Larousse : "Document d'urbanisme fixant les conditions
d'affectation et d'utilisation des sols pour un territoire
donné, généralement une commune". Un POS détermine les parcelles
qui peuvent être construites et celles qui ne peuvent l'être
(usage agricole, zone inondable …). Un POS est voté par le
conseil municipal et est consultable à la mairie. L'appellation
"Plan local d'urbanisme" (PLU) est la nouvelle dénomination
du POS.
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