Sardieu se transforme

Deux constats simples à partir de chiffres

  • l'accroissement de la population (voir courbe)

Après un maximum de 819 habitants au milieu du XIXème siècle (recensement de 1851), Sardieu a connu le phénomène de l'exode rural constaté dans tous les espaces ruraux en France pour ne compter que 448 habitants en 1954. La courbe de la population s'est lentement redressée jusqu'au début des années "1980", pour ensuite s'orienter nettement vers la hausse. Actuellement, Sardieu, avec une estimation de 800 habitants (fin 2006) retrouve sa population du maximum du milieu du XIXème siècle et le dépassera lorsque les lotissements en cours de finition (Clos des Vignes / Perroche, Clos des Platanes / Place du village) ou programmés (Orée du Parc / Perroche) seront habités.

  • le nombre des enfants inscrits à l'école (voir courbe)

Les familles qui s'installent à Sardieu ont, très généralement, des enfants d'âge scolaire (école maternelle ou élémentaire). Ce qui explique que le nombre d'élèves a doublé (100 % d'augmentation) en sept ans, alors que la population dans le même temps augmentait d'environ 30 %. Le nombre de classes est passé de 3 (1976 - ouverture de la maternelle) à 5, cette année. Une sixième classe ouvrira en septembre prochain. Il y a quatorze ans, une des trois classes avait été fermée, le temps d'une semaine, à la rentrée 1993. L'inspecteur de la circonscription était venu constater que le nombre d'élèves présents permettait de maintenir la troisième classe. Cette situation est désormais bien dépassée.

Un simple circuit dans la commune permet de constater la multiplication de nouvelles maisons que ce soit dans des lotissements (1) ou par des constructions individuelles.

Cet article souhaite étudier la modification, par les bâtiments, de la physionomie (le paysage) du village, du hameau de Poinponnier et de l'habitat dispersé dans la Plaine. Les demandes de permis de construire depuis 1977, donc sur trente ans, ont été dépouillées. Seuls ont été retenus les permis qui transforment visiblement l'aspect des bâtiments existants (modifications, agrandissements), les demandes pour de nouvelles maisons d'habitation, individuelles ou en lotissement ou des constructions agricoles qui marquent le paysage (hangars, séchoirs à tabac, serres) ainsi que les permis pour des piscines (fin 2006, 16 piscines enterrées ont été comptabilisées *) …

Les demandes pour des abris de jardin, des garages, des édifices utilitaires mais mineurs (abris pour du bois, auvents, remises …) n'ont pas été recensées.

La date retenue pour le graphique est celle des acceptations des permis de construire : l'occupation du bâtiment intervient entre 6 mois à 2 ans après l'acceptation d'un permis de construire.

Historique

Sardieu, après la saignée de la Grande Guerre (1914-1918) : 29 morts sur une population de 710 habitants (recensement de 1911) était dans un contexte d'une économie agricole encore très traditionnelle (polyculture avec élevage laitier) avec de petites exploitations, hormis dans la Plaine où elles ne dépassaient pas les 20 ha. L'exode rural continuait. La commune n'a connu que trois constructions de maisons d'habitation au village entre les deux guerres mondiales. Le bâti agricole est resté "en l'état". Le dernier nouveau bâtiment agricole, dans les années cinquante, fut construit à Poinponnier et … en pisé. Ce fut la dernière construction en pisé à Sardieu.

A la fin des années cinquante et dans les années soixante, la direction départementale de l'agriculture (DDA) promouvait une amélioration de l'accueil des élevages bovins et favorisait l'amélioration des étables avec la création de fosses à purin et d'aires de stockage du fumier. En contre partie de cette attention au "confort" des bovins, la DDA a favorisé l'amélioration de l'habitat des agriculteurs : accès à l'eau courante (le château d'eau du village avait été inauguré en 1954), sanitaires et W.C. intérieurs, ouverture de grandes fenêtres pour les pièces des rèz de chaussée. Cette politique transforma, peu à peu, l'habitat des agriculteurs de Sardieu.

Ces dernières décennies

Dans les années Soixante et au début des années Soixante-dix (jusqu'en 1976), seize maisons nouvelles ont été alors construites pour des habitants de la commune, au village, à Poinponnier et dans La Plaine.

Pour ce qui est de La Plaine, seuls les agriculteurs domiciliés dans La Plaine ont obtenu des permis de construire à proximité de leur exploitation (7 constructions). Le premier lotissement, celui de Perroche, dans l'espace du village, date des années 1970/1971 avec huit maisons. Le second lotissement, celui des Ligodières (six maisons), très excentré par rapport au village, date des années 1975/1978.

Depuis les années Soixante-dix, les permis de construire pour des améliorations et extensions de l'habitat existant se sont maintenus, mais avec une baisse d'intensité à partir de 1986. Cependant, depuis l'an dernier, il y a une reprise de ce type de permis de construire : il s'agit d'opérations de viabilisation sur du bâti ancien pour des appartements à vendre ou à louer (17 appartements en 2006).

Pour ce qui est des maisons individuelles, un pic a été atteint dans les cinq années 1992/1996 avec 30 constructions nouvelles (voir graphique). Les lotissements étaient marginaux dans le paysage (Perroche, Ligodières). Ils sont très visibles désormais : La Châtaigneraie 1 et 2, à la sortie du village en direction de Marcilloles (11 logements), Plein Village (5 villas), Les Aubépines (5 logements). Le Clos des Platanes, sur la place du village (8 appartements locatifs, 8 villas) comme le Clos des Vignes (17 villas, plus un bâtiment avec 4 appartements locatifs) sont en cours d'achèvement, tout comme un petit lotissement à la place de l'ancienne usine de Poinponnier (3 maisons pour 4 logements). Deux autres "mini" lotissements, chacun de 3 maisons ont été réalisés au Videau et sont habités : en face de "la Mare" et dans la partie terminale du chemin du Videau.

Un lotissement est programmé dans le quartier de La Perroche ("L'Orée du Parc") qui prévoit 27 villas, plus 1 bâtiment avec 4 logements locatifs.

Densification plutôt qu'extension (voir cartes)

Si l'on regarde l'évolution du village et du hameau de Poinponnier, il apparaît que la construction de maisons individuelles ou de lotissements, ces dernières années, n'ont pas entraîné de grands débordements au-delà des limites (dernière maison en pisé) du village et de Poinponnier :

  • Poinponnier : Vie de Chatenay et vers Marcilloles : pas de constructions nouvelles au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
  • Poinponnier : vers La Côte St André : 3 villas au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
  • Poinponnier : vers St Siméon de Bressieux : 4 villas au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
  • Village : vers Marcilloles et vers Penol : pas de constructions nouvelles au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
  • Village : vers Balbins : une maison nouvelle au-delà du dernier bâtiment en pisé ;
  • Village : vers La Côte St André : 5 maisons nouvelles (plus une villa programmée) au-delà du dernier bâtiment en pisé.

Dans la Plaine, outre les rénovations des anciennes fermes, sept maisons nouvelles ont été construites par les exploitants agricoles, sans qu'il y ait un "mitage" de l'espace (multiplication de maisons éparses dans les champs). Une huitième villa est prévue.

Ainsi, Sardieu connaît une densification de son espace "Village" et secondairement du hameau de Poinponnier. L'extension hors des limites anciennes du bâti est très limitée et est, en regard de certains villages voisins, bien maîtrisée. Les raccordements aux réseaux électriques, eaux, eaux usées en sont facilités, même s'il faut renforcer ici ou là les transformateurs électriques.

Pour répondre à l'attrait de Sardieu (coût du m2 constructible, proximité de bassins d'emploi), il reste quelques parcelles dans le cadre de l'actuel "Plan d'Occupation des Sols (POS)" (2) dans le village et à Poinponnier comme terrains à bâtir. Mais l'espace disponible se réduit.

* Seules les piscines enterrées font l'objet d'un permis de construire. Sardieu compte 16 piscines de ce type. Elles apparaissent dans la décennie 1990 et se multiplient dans les dernières années. Les piscines "hors sol" (non enterrées) ne font pas l'objet d'un permis de construire. Leur nombre ne peut être estimé. Mais il semble dépasser la dizaine.

(1) Définition de lotissement : le terme désigne, selon le Petit Larousse, le morcellement d'une propriété foncière par lots, en vue de construire des habitations, mais aussi, le résultat : l'ensemble des maisons construites dans ce cadre. Le " lotisseur " dépose un permis de lotir en mairie. S'il l'obtient, il prend en charge la voirie et les réseaux propres au lotissement et procède au découpage des parcelles ensuite revendues. Il n'est pas, le plus souvent, le maître d'œuvre des bâtiments ensuite construits.

(2) Définition de plan d'occupation des sols ou "POS" : Définition du Petit Larousse : "Document d'urbanisme fixant les conditions d'affectation et d'utilisation des sols pour un territoire donné, généralement une commune". Un POS détermine les parcelles qui peuvent être construites et celles qui ne peuvent l'être (usage agricole, zone inondable …). Un POS est voté par le conseil municipal et est consultable à la mairie. L'appellation "Plan local d'urbanisme" (PLU) est la nouvelle dénomination du POS.


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